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La
préférence hémisphérique
(suite)
Les différences d’attitude et de comportements
que chacun d’entre nous présente peuvent
être attribuées en partie à des
différences dans l’organisation et la latéralisation
de notre cerveau.
Ainsi, une personne très logique et analytique
utilise préférentiellement les fonctions
de son hémisphère gauche pour résoudre
les problèmes de sa vie quotidienne.
Une personne raisonnant de manière plus synthétique,
ayant une vision globale et étant plus intéressée
par des concepts généraux utilise préférentiellement
les fonctions de son hémisphère droit.
Les deux sont tout autant efficaces, mais fonctionnent
totalement différemment quant à leur manière
de penser.
Le neuro-gaucher est méticuleux, analytique,
séquentiel et logique, alors que le neuro-droitier
est synthétique, traite les informations en parallèle
et préfère trouver une vision globale
à une problématique donnée.
Ils montreront ces différences aussi bien dans
leur manière de raisonner que dans leurs aptitudes
physiques.
Ils représentent les deux extrémités
de ce que nous appelons la préférence
hémisphérique, ou la préférence
de type de raisonnement (preferred cognitive mode, en
anglais).
La
préférence hémisphérique
sous-entend que chacun des deux fonctionne en permanence
(ils collaborent), mais que pour certaines tâches,
pour raisonner, assembler les faits et prendre des décisions,
nous faisons plus appel aux fonctions de l’un.
Un peu à la manière de la latéralité
manuelle : de même que nous avons une main dominante,
que nous utilisons plus souvent ou plus facilement que
l’autre, sans bien sûr que nous supprimions
la deuxième ! Les deux sont fondamentales
Bien
évidemment nous utilisons tous nos deux hémisphères.
Mais nous privilégions l'un ou l'autre en fonction
des tâches que nous avons à accomplir.
Imaginons que vous écoutiez une phrase. Si vous
êtes neuro-gaucher, vous allez privilégier
le contenu langagier, y prêter plus attention,
et faire passer au second plan les expressions faciales,
le contour intonatif et les émotions de votre
interlocuteur. Si vous êtes neuro-droitier, alors
vous allez faire plus attention au contenu émotif
et aux expressions.
Des découvertes
anciennes
- Les aires du langage localisés dans l’hémisphère
gauche : Broca en 1865 et Wernicke en 1873
- L’asymétrie fonctionnelle : dès
les années 1968 (Galaburda, Kimura)
- La préférence hémisphérique
: dans les années 1980 (Sperry) |